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La persévérance remarquable de Benjamin Roy

Le Tournoi international pee-wee de Québec nous apporte toujours des histoires inspirantes. Bien sûr cette année, l’histoire des jeunes ukrainiens va rester à tout jamais gravée dans la mémoire des gens. On pourrait également parler à toutes les équipes présentes et il y aurait une histoire qui ressortirait du lot. Le texte d’aujourd’hui est sur une de ces nombreuses histoires inspirantes. On se concentre sur Benjamin Roy, 12 ans, qui a participé au tournoi avec le Regroupement Beauce-Nord/Bellechasse dans la catégorie AA.

(Crédit photo: Courtoisie de Marie-Christine Garneau)

Benjamin a seulement 11 mois lorsque lui et sa famille apprennent qu’il a une tumeur bénigne au cerveau. Une tumeur bénigne est décrite comme un groupe de cellules normales formant une masse qui se développe lentement. Elle n’envahit pas les tissus voisins et ne récidive pas si elle est enlevée. Certaines tumeurs peuvent devenir « malignes » ou cancéreuses, voire agressives, c’est-à-dire former des métastases. Cette tumeur bloque le mécanisme naturel de Benjamin et les médecins doivent installer un drain qui passe du cerveau jusqu’à son abdomen pour faire évacuer le liquide céphalo-rachidien. Au même moment, la famille apprend que Benjamin n’a pas de vision 3D ni de vision périphérique.

À l’âge de 2 ans, les médecins constatent que la tumeur grossit et qu’elle pourrait potentiellement causer des dommages s'ils n’agissent pas rapidement. Les médecins procèdent alors à une biopsie de la tumeur et tout semble bien se passer, jusqu'au moment où le drain bouche. Le jeune Benjamin est dans un coma pendant 24 heures et est cliniquement mort, mais grâce à des manipulations médicales, il revient à lui et heureusement sans dommages cérébraux.

Les années se suivent, mais les traitements et les suivis sont très rigoureux. Des traitements de chimiothérapie, des examens d’imagerie par résonance magnétique, et ça, c’est sans compter les nombreux rendez-vous avec des physiothérapeutes, des ophtalmologues, des neuropsychologues, des ergothérapeutes et bien plus encore. La chimiothérapie est particulièrement difficile pour son corps et il doit constamment travailler, car sa croissance est au ralenti.

Tout ça n’enlève pas la passion du hockey à Benjamin et ses parents décident de l’inscrire au sport. Il doit travailler quatre fois plus fort que ses coéquipiers, mais grâce à sa détermination, à sa passion et à l’aide de son frère jumeau Arthur, il devient l’un des meilleurs dans presque tout. Sa mère nous a mentionné à quel point son frère l’a poussé à se dépasser constamment et que sans lui, l’expérience n’aurait pas été pareille. Arthur est toujours présent pour son jumeau, il ne manque jamais une occasion pour l’encourager et surtout, il le fait sentir bon. Bien sûr, les difficultés avec la motricité fine, son manque de vision 3D et de vision périphérique lui donnent des difficultés, mais il a réussi à développer d’autres sens pour l’aider dans son sport et aujourd’hui, son développement est pratiquement normal.


Les étapes ont été nombreuses, mais aujourd’hui, Benjamin peut dire qu’il a participé au Tournoi international pee-wee de Québec et tout ça dans la classe AA, quelque chose qui ressemblait à un miracle il n'y a pas si longtemps. Malheureusement, le Regroupement Beauce-Nord/Bellechasse s’est incliné à son deuxième match au tournoi, mais peu de jeunes peuvent se vanter d’avoir participé à ce prestigieux tournoi.

Pour terminer, voici quelques mots de sa mère Marie-Christine Garneau: « Mon champion pour la vie ce Benjamin. Un battant, un enfant résilient et rassembleur. Comment ne pas l’aimer? »

(Crédit photo: Courtoisie de Marie-Christine Garneau, Benjamin avec l'une de ses idoles, Yanni Gourde)


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